Dimanche 22 février 2009
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Aprés Maria Callas, j'aborde ici ma seconde idole opératique : le baryton-basse italien Ruggero Raimondi
(né en 1941), que je considère comme une référence dans certains rôles, notamment d'opéra italien. Comme Tito Gobbi, il possède un grand magnétisme, un immense talent d'acteur, une voix
protéiforme qu'il mettra au service d'un genre nouveau, le film opéra, et ira même jusqu'à devenir purement et simplement acteur. Cela ne l'empêche pas de réaliser, de 1965 à
aujourd'hui, près de 85 enregistrements avec les plus grands : Placido Domingo, José van Dam, Sherril Milnes...

Quelques repères biographiques :
Ruggero Raimondi naît le 3 octobre 1941 à Bologne. Aprés l'apprentissage du piano, des études arrétées de comptabilité,
il décide de se lancer dans le chant. Il gagne en 1964 un concours à Spolète et fait ses débuts dans le rôle de Colline (la Bohème). Il est engagé
comme doublure de Nicola Rossi-Lemeni (rappellez vous, un grand baryton italien qui a réalisé des enregistrements avec la Callas...)
Commence alors une carrière internationale, de Venise et toutes les grandes scènes de la péninsule aux studios
où il enregistre en 1970 un Don Carlo que nous
avons déja abordé ici même, mais c'est véritablement la fin des années soixante-dix qui le
propulse.
Pourquoi ? Rappellez vous...

En 1978, il interprète Don Giovanni, dans le sublime film de Losey tourné en Vénétie (dont nous parlerons sûrement plus tard...). Aprés Losey, rien ne sera plus comme avant pour lui : " C’est
lui qui m’a fait comprendre que le moindre battement de paupières avait autant d’impact qu’un grand geste sur scène" reconnait-il.
Maintenant c'est une star, il chante ainsi Boris Goudounov dans le film de Zulawski, Escamillo dans le Carmen de Rosi...ainsi que de nombreux autres réussites...

En 1984 il fait partie de la résurrection du Viaggio a Reims de Rossini, en interprétant Don Profondo, un rôle comique.
Mais, à la fin des années 70, grâce à Karajan, Raimondi a déja abordé le rôle de sa vie, celui du Baron Scarpia.
Il le chantera d'innombrables fois, notamment dans le film trés réussi de Benoît Jacquot, en 2001, avec Roberto Alagna (hélas) et Angela Gheorghiu.

DISCOGRAPHIE :
Don Carlos : Inquisiteur ou Philippe II (comparaison de deux versions)
to be completed, au fur et à mesure des parutions du blog...
Les rôles majeurs :
Mozart : Raimondi a chanté 350 fois sur scène Don Giovanni mais seulement deux fois au disque (en 1973, avec Sawallisch et en 1978 avec Maazel). Si le disque et le DVD du film de
Losey se trouvent facilement, il faudra chercher le CD Myto de Sawallisch 73 en occasion.
De plus, il a abordé, en 1985, au Met, dans un spectacle filmé (non paru) le rôle de Figaro, puis au début des années 90 celui du Comte (Marriner, disque rare). En 2005, à Aix, dans une mise
en scène de Chéreau, il est devenu Don Alfonso, sous la direction de Daniel Harding (paru en DVD)
Rossini : à compléter mais ses Don Pasquale, Don Basilio, Zaccaria et Don Profondo
sont courants et trouvables.
Verdi : beaucoup de rôles, mais en tout premier lieu Philippe II (à deux reprises au disque, chez Giulini et chez Abbado), le Grand Inquisiteur (Karajan en 1978), Iago, Padre Guardiano
(Gardelli en 1969).
Puccini : essentiellement Scarpia, le nombre de parutions en disque et en DVD étant important (une dizaine), nous retiendrons Karajan en 1979 (avec Ricciarelli), Mehta en 1992
(avec Domingo) et Jacquot en 2001. Les deux derniers sont des films opéras, le premier un beau livre d'images romaines, le second un formidable moment de théâtre.
A signaler : Colline dans la Bohème de Solti (anecdotique mais trés bon), Timur dans la Turandot de Karajan.
Le reste : Arkel dans le Pélléas de Karajan.
Escamillo dans la version du film de Rosi, dirigée par Maazel.
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Article trés complet sur Ruggero Raimondi :
http://odb-opera.com/modules.php?name=Content&pa=showpage&pid=14
Egalement trés bel article sur Wikipédia, qui dit, notamment, pourquoi Raimondi n'a pas pu aborder les rôles wagnériens. (Sachs, Wotan)
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